Le PEA permet de payer 0 € d’impôt sur les plus-values après 5 ans de détention. Combiné aux ETF — ces fonds qui répliquent automatiquement les grands indices boursiers — c’est l’outil d’enrichissement le plus efficace pour les investisseurs particuliers français.
Problème : parmi les centaines d’ETF éligibles au PEA, tous ne se valent pas. Frais cachés, encours trop faibles, tracking error élevé… Les pièges existent. Ce classement des meilleurs ETF PEA en 2026 se concentre sur les produits les plus solides, testés par le temps et plébiscités par la communauté investisseur.
📋 Sommaire
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Comprendre les ETF éligibles au PEA
Le PEA impose une contrainte : seuls les titres européens sont normalement autorisés. Les ETF contournent cette règle grâce à la réplication synthétique. Concrètement, un ETF MSCI World détient des actions européennes pour respecter le quota légal, puis échange la performance avec une banque via un swap. Résultat : vous profitez de la performance mondiale tout en restant dans l’enveloppe fiscale avantageuse.
Cette mécanique n’ajoute pas de risque significatif. Les émetteurs majeurs (Amundi, iShares, BNP Paribas) gèrent des encours colossaux et sécurisent ces opérations avec des garanties. Le vrai critère de sélection reste les frais de gestion annuels — chaque point de base économisé compose sur des décennies.
Les critères pour choisir un bon ETF PEA
Quatre éléments distinguent un ETF de qualité :
- Frais de gestion (TER) : Visez moins de 0,30 % pour les ETF monde, moins de 0,20 % pour les ETF régionaux. Chaque 0,10 % économisé représente 1000 € sur 100 000 € investis… par an.
- Encours du fonds : Un minimum de 100 millions d’euros garantit la liquidité et réduit le risque de fermeture du fonds. Les ETF au-delà de 500 millions sont les plus sûrs.
- Politique de distribution : Les ETF capitalisants réinvestissent automatiquement les dividendes. Plus efficace fiscalement et pratique pour la gestion.
- Tracking error : L’écart entre la performance de l’ETF et celle de l’indice répliqué. Inférieur à 0,20 % signifie une réplication précise.
Un dernier point souvent négligé : le prix de la part. Un ETF à 5 € permet d’investir des montants précis chaque mois. Un ETF à 500 € complique le DCA (investissement régulier) avec de petites sommes.
Les meilleurs ETF Monde pour PEA
L’ETF MSCI World reste le choix par défaut pour 90 % des investisseurs. Cet indice regroupe environ 1500 entreprises de 23 pays développés, avec une pondération naturelle vers les géants américains (environ 70 % de l’indice).
#1 iShares MSCI World Swap PEA (IE0002XZSHO1)
Lancé fin 2024, cet ETF iShares s’est rapidement imposé comme la référence. Son encours dépasse déjà le milliard d’euros — preuve de la confiance des investisseurs. Avec 0,20 % de frais annuels et un prix de part autour de 6 €, il coche toutes les cases.
La réplication synthétique fonctionne via un swap avec une contrepartie bancaire solide. Le tracking historique montre un écart quasi nul avec l’indice MSCI World Net Total Return.
Frais : 0,20 % | Encours : 1 000 M€ | Prix part : ~6 € | Distribution : Capitalisant
#2 Amundi PEA Monde MSCI World (FR001400U5Q4)
La réponse d’Amundi au iShares. Même niveau de frais (0,20 %), même indice répliqué, prix de part similaire (environ 5 €). L’encours est plus modeste (130 M€) mais croît rapidement.
Amundi domine le marché français des ETF depuis des années. Leurs produits bénéficient d’une excellente distribution chez tous les courtiers (Boursorama, Fortuneo, Bourse Direct). Si vous êtes déjà client Amundi sur d’autres produits, la cohérence de gamme peut simplifier votre suivi.
Frais : 0,20 % | Encours : 130 M€ | Prix part : ~5 € | Distribution : Capitalisant
[IMAGE_2: Illustration flat design d’un globe terrestre avec des graphiques boursiers connectés, représentant la diversification mondiale, palette bleu foncé et doré]
Les meilleurs ETF USA pour PEA
Les États-Unis représentent 70 % du MSCI World. Certains investisseurs préfèrent surpondérer cette exposition via un ETF dédié. L’indice S&P 500 regroupe les 500 plus grandes capitalisations américaines — Apple, Microsoft, Amazon, Nvidia et compagnie.
#1 BNP Paribas Easy S&P 500 (FR0011550185)
Les frais les plus bas du marché pour un S&P 500 éligible PEA : 0,14 % seulement. L’encours solide (plus de 800 M€) garantit une excellente liquidité. La réplication synthétique affiche un tracking quasi parfait depuis le lancement.
Seul bémol : le prix de part oscille autour de 25-30 €, moins pratique pour le DCA avec de petites sommes mensuelles. Pour ceux qui investissent plus de 100 € par mois, ce n’est pas un problème.
Frais : 0,14 % | Encours : 800 M€ | Prix part : ~28 € | Distribution : Capitalisant
#2 Amundi PEA NASDAQ-100 (FR0011871110)
Le NASDAQ-100 concentre les 100 plus grandes valeurs technologiques américaines. Performance historique supérieure au S&P 500 (environ +15 %/an sur 10 ans), mais volatilité également plus élevée. Les corrections peuvent atteindre -30 % en quelques mois.
Cet ETF Amundi facture 0,30 % de frais — raisonnable pour un indice tech. L’encours dépasse 700 M€. Réservé aux investisseurs conscients du risque accru de concentration sectorielle.
Frais : 0,30 % | Encours : 700 M€ | Prix part : ~85 € | Distribution : Capitalisant
Les meilleurs ETF Europe pour PEA
Les ETF européens ne nécessitent pas de réplication synthétique — ils détiennent directement les actions. Les frais sont souvent plus bas et la structure plus simple.
#1 iShares Core Euro Stoxx 50 (IE00B53L3W79)
Le STOXX 50 regroupe les 50 plus grandes entreprises de la zone euro : LVMH, ASML, SAP, Total, Siemens… Cet ETF iShares affiche des frais plancher de 0,10 % et un encours monstre de 6,8 milliards d’euros.
La concentration sur 50 valeurs expose davantage aux fluctuations individuelles qu’un indice large. En contrepartie, vous investissez dans les champions européens établis. Performance historique moyenne de 8 % par an sur 10 ans, dividendes inclus.
Frais : 0,10 % | Encours : 6 800 M€ | Prix part : ~220 € | Distribution : Capitalisant
#2 BNP Paribas Easy Stoxx Europe 600 (FR0011550193)
Le STOXX Europe 600 élargit l’exposition à 600 entreprises de 17 pays européens. Diversification maximale sur le Vieux Continent. Les frais restent contenus à 0,18 %.
Ce choix convient aux investisseurs souhaitant une exposition européenne large plutôt que concentrée sur les mega-caps. Inclut des mid-caps avec un potentiel de croissance supérieur aux géants établis.
Frais : 0,18 % | Encours : 400 M€ | Prix part : ~22 € | Distribution : Capitalisant
#3 Amundi CAC 40 (FR0013380607)
Pour ceux qui veulent parier sur la France. Le CAC 40 regroupe les 40 plus grandes capitalisations françaises. LVMH, Hermès, L’Oréal, TotalEnergies dominent l’indice. Frais de 0,25 %, encours solide.
Attention à la concentration : LVMH seul pèse parfois 15 % de l’indice. Une performance fortement liée au secteur du luxe et de l’énergie.
Frais : 0,25 % | Encours : 500 M€ | Prix part : ~85 € | Distribution : Capitalisant
[IMAGE_3: Illustration flat design d’un portefeuille d’investissement équilibré avec des graphiques et des allocations, style moderne bleu foncé et doré]
Construire son portefeuille ETF
La simplicité bat souvent la complexité. Un seul ETF MSCI World offre une exposition à 23 pays et 1500 entreprises. Difficile de faire plus diversifié.
Deux approches dominent chez les investisseurs particuliers :
Approche minimaliste : 1 ETF suffit
100 % sur un ETF MSCI World (iShares ou Amundi). Vous capturez la croissance mondiale sans vous poser de questions. Chaque mois, vous achetez des parts additionnelles. Dans 20 ans, votre patrimoine aura suivi l’économie mondiale.
Cette approche convient à 80 % des investisseurs. Elle évite les biais comportementaux (tentation de timing, rotation excessive) et minimise les frais de transaction.
Approche modulaire : 2-3 ETF
Certains préfèrent contrôler leur allocation géographique. Une répartition classique :
- 60 % S&P 500 : Exposition USA dominante, frais minimaux
- 30 % Europe (STOXX 600 ou STOXX 50) : Diversification zone euro
- 10 % Marchés émergents : Croissance potentielle Asie/Amérique latine
Cette structure permet de rééquilibrer selon vos convictions. Si vous pensez que l’Europe va surperformer, augmentez sa pondération. L’inconvénient : plus de frais de transaction et de suivi requis.
Le cas des ETF à dividendes
Les ETF distribuants versent les dividendes perçus directement sur votre compte. Dans un PEA, ces dividendes restent exonérés d’impôt tant que vous ne retirez rien. Mais les ETF capitalisants réinvestissent automatiquement — plus efficace pour la croissance composée.
Réservez les ETF distribuants aux investisseurs cherchant des revenus réguliers après 5 ans de PEA. Pour la phase de constitution, les ETF capitalisants maximisent l’effet boule de neige.
FAQ
Comment savoir si un ETF est éligible au PEA ?
L’information figure sur la fiche produit de l’émetteur (Amundi, iShares, BNP Paribas). La mention « Éligible PEA » apparaît explicitement. Les sites JustETF et Quantalys permettent aussi de filtrer les ETF par éligibilité PEA.
Quel montant minimum pour investir en ETF sur PEA ?
Techniquement, le prix d’une part. Avec les nouveaux ETF à 5-6 € la part (iShares et Amundi MSCI World), vous pouvez commencer avec moins de 50 € par mois. Les courtiers en ligne n’imposent généralement pas de minimum d’investissement.
ETF MSCI World ou S&P 500 : lequel choisir ?
Le MSCI World inclut déjà 70 % d’actions américaines plus une diversification internationale. Le S&P 500 concentre 100 % sur les USA avec des frais légèrement inférieurs. Pour un PEA unique, le MSCI World offre une meilleure diversification. Pour un portefeuille modulaire, le S&P 500 peut constituer le cœur.
Les ETF synthétiques sont-ils risqués ?
Le risque de contrepartie existe théoriquement mais reste minime. Les émetteurs majeurs (BlackRock, Amundi, BNP) sécurisent les swaps avec des collatéraux. Aucun ETF synthétique n’a fait défaut à ce jour. La réglementation UCITS impose des garanties strictes.
Faut-il investir régulièrement ou en une fois ?
L’investissement régulier (DCA – Dollar Cost Averaging) lisse le risque d’entrée sur les marchés. Historiquement, investir tout d’un coup performe légèrement mieux en moyenne, mais le DCA réduit le stress et les regrets en cas de correction juste après l’investissement. Pour la plupart des investisseurs, le DCA mensuel reste la meilleure approche psychologiquement.
Rappel des risques : L’investissement en bourse comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Cet article ne constitue pas un conseil en investissement.

