Les ETF (Exchange Traded Funds) représentent aujourd’hui plus de 10 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion dans le monde selon BlackRock, le plus grand gestionnaire d’actifs mondial. En France, l’engouement pour ces fonds indiciels cotés explose : les encours sur les ETF européens ont dépassé 1 800 milliards d’euros en 2024 (source : Morningstar).

Pourquoi un tel succès ? Parce qu’investir dans les ETF permet de diversifier son portefeuille avec des frais minimes, tout en obtenant des rendements alignés sur les grands indices boursiers. Contrairement aux fonds classiques qui facturent 1,5 à 2,5 % de frais annuels, les ETF tournent autour de 0,1 à 0,5 %.
Ce guide vous explique comment investir dans les ETF concrètement : le mécanisme, les meilleures enveloppes fiscales (PEA ou compte-titres), les ETF à privilégier en 2026, et une méthode pas à pas pour construire votre premier portefeuille. Que vous ayez 100 € ou 10 000 € à investir, vous repartirez avec un plan d’action clair.
📋 Sommaire
- → Qu’est-ce qu’un ETF et comment ça fonctionne
- → Pourquoi investir dans les ETF plutôt que des actions
- → PEA ou compte-titres : quelle enveloppe choisir
- → Les meilleurs ETF pour investir en 2026
- → La méthode DCA pour investir sans stress
- → Combien rapporte un investissement en ETF
- → Les erreurs à éviter quand on débute
- → Par où commencer maintenant
faq » style= »color:#2563eb;text-decoration:none; »>→ FAQ : vos questions sur les ETF
—
Qu’est-ce qu’un ETF et comment ça fonctionne
Un ETF (Exchange Traded Fund), aussi appelé tracker ou fonds indiciel coté, est un fonds d’investissement qui réplique la performance d’un indice boursier. Au lieu d’acheter une seule action, vous achetez une part de panier contenant des dizaines, voire des centaines d’entreprises.
Prenons un exemple concret. L’ETF Amundi MSCI World réplique l’indice MSCI World, qui regroupe plus de 1 500 entreprises des pays développés (États-Unis, Europe, Japon, etc.). En achetant une seule part de cet ETF (environ 500 € en février 2026), vous possédez indirectement des parts d’Apple, Microsoft, Amazon, LVMH, et 1 500 autres sociétés.
Comment est-ce possible ? L’émetteur de l’ETF (Amundi, iShares, Lyxor…) achète réellement toutes les actions de l’indice dans les mêmes proportions. Quand l’indice monte de 1 %, votre ETF monte de 1 % également (moins les frais de gestion). Découvrez aussi comment investir son argent.
Le fonctionnement ETF repose sur trois mécanismes clés. D’abord, la réplication physique : l’émetteur détient vraiment les actions sous-jacentes. Ensuite, la cotation en continu : contrairement aux fonds classiques valorisés une fois par jour, les ETF s’achètent et se vendent en bourse à tout moment pendant les heures d’ouverture. Enfin, les frais réduits : puisqu’il n’y a pas de gérant qui sélectionne activement les actions, les coûts de gestion sont minimes.
Les ETF existent pour répliquer pratiquement tout type d’actif. Vous pouvez investir dans les grandes entreprises mondiales (MSCI World), les marchés émergents (MSCI Emerging Markets), les obligations (ETF obligataires), l’or (ETF or), l’immobilier (ETF REIT), ou même des secteurs spécifiques comme la technologie, la santé ou les énergies renouvelables. Découvrez aussi investir 10000 euros.
Cette diversification automatique est la force principale des ETF. Avec un seul achat, vous répartissez votre risque sur des centaines d’entreprises et de secteurs. Si une entreprise fait faillite, l’impact sur votre portefeuille est négligeable.
—
Pourquoi investir dans les ETF plutôt que des actions individuelles
La question mérite d’être posée : pourquoi ne pas simplement acheter des actions d’entreprises que vous connaissez ? Après tout, vous utilisez peut-être des produits Apple, faites vos courses sur Amazon, ou conduisez une Tesla. Pourquoi ne pas investir directement dans ces sociétés ? Découvrez aussi investir en bourse.
La réponse tient en trois mots : diversification, frais et performance. Selon une étude SPIVA de S&P Dow Jones Indices, sur une période de 15 ans, 92,2 % des gérants de fonds actifs américains ont sous-performé l’indice S&P 500. Autrement dit, même les professionnels payés des millions pour sélectionner les meilleures actions n’arrivent pas à battre un simple ETF qui réplique l’indice.
La diversification d’un investissement ETF vous protège contre les mauvaises surprises. Rappelez-vous la faillite de Wirecard en 2020 : l’action est passée de 100 € à quasi zéro en quelques jours. Les investisseurs qui avaient concentré leur épargne sur ce titre ont tout perdu. Ceux qui détenaient un ETF mondial ont à peine ressenti l’impact, car Wirecard représentait moins de 0,05 % de l’indice.
Côté frais, la différence est colossale sur le long terme. Un fonds de gestion active facture en moyenne 1,8 % de frais annuels selon l’AMF (Autorité des Marchés Financiers). Un ETF comme l’Amundi MSCI World facture 0,38 %. Sur 30 ans avec un capital de 100 000 €, cette différence de 1,42 % représente plus de 150 000 € de gains supplémentaires grâce aux intérêts composés.
Les ETF offrent également une transparence totale. Vous savez exactement ce que vous détenez : la composition de l’indice est publique et mise à jour quotidiennement. Pas de mauvaise surprise, pas de gérant qui prend des paris risqués avec votre argent.
Enfin, la simplicité est un atout majeur pour les débutants. Plutôt que d’analyser des bilans comptables, des ratios financiers et des perspectives de croissance, vous achetez simplement « l’économie mondiale » en un clic. Cette approche s’appelle l’investissement passif, et elle a fait ses preuves sur des décennies.
—

PEA ou compte-titres : quelle enveloppe fiscale choisir pour vos ETF
Avant d’acheter votre premier ETF, vous devez choisir l’enveloppe dans laquelle le loger. Ce choix aura un impact majeur sur la fiscalité de vos gains. En France, deux options principales s’offrent à vous : le PEA (Plan d’Épargne en Actions) et le CTO (Compte-Titres Ordinaire).
Le PEA est l’enveloppe reine pour investir dans les ETF éligibles. Après 5 ans de détention, vos gains sont exonérés d’impôt sur le revenu — vous ne payez que les prélèvements sociaux de 17,2 %. Sans le PEA, vous seriez soumis à la flat tax de 30 % sur vos plus-values. Pour un gain de 10 000 €, cela représente une économie de 1 280 €.
Le PEA est plafonné à 150 000 € de versements (225 000 € avec un PEA-PME). Une fois ouvert, le compteur des 5 ans démarre, même si vous n’investissez que 10 €. La règle d’or : ouvrez votre PEA le plus tôt possible pour faire courir le délai fiscal, quitte à n’y mettre que le minimum requis.
Les ETF éligibles au PEA sont ceux investis à 75 % minimum en actions européennes, ou les ETF synthétiques qui répliquent des indices mondiaux via des swaps. Bonne nouvelle : les principaux ETF monde comme l’Amundi MSCI World (code CW8) ou le Lyxor PEA MSCI World (EWLD) sont éligibles PEA, bien qu’ils investissent dans des actions américaines et mondiales.
Le compte-titres ordinaire (CTO) offre plus de flexibilité : aucun plafond, accès à tous les ETF du monde, possibilité de retirer à tout moment sans fermer le compte. En contrepartie, vos gains sont soumis à la flat tax de 30 % dès le premier euro.
Notre recommandation : privilégiez le PEA pour votre cœur de portefeuille en ETF. Utilisez le CTO uniquement pour les ETF non éligibles PEA (obligations, or, marchés émergents spécifiques) ou si vous avez déjà rempli votre PEA.
Où ouvrir ces comptes ? Pour un PEA avec frais réduits et accès aux ETF, les meilleures options en 2026 sont Bourse Direct (le moins cher), Boursorama (bon compromis banque en ligne) et Fortuneo. Pour un CTO, Trade Republic, Degiro et Interactive Brokers proposent des frais très compétitifs.
—
Les meilleurs ETF pour investir en 2026
Face aux milliers d’ETF disponibles, lequel choisir ? La bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin de 50 ETF différents. Un portefeuille simple de 1 à 3 ETF suffit amplement pour 99 % des investisseurs particuliers. Découvrez aussi jeux pour gagner de l’argent.
Voici les meilleurs ETF selon votre profil et vos objectifs :
Le choix n°1 : L’ETF Monde pour tout miser sur la simplicité
L’Amundi MSCI World UCITS ETF (CW8) est le best-seller français. Il réplique l’indice MSCI World : 1 500 entreprises des 23 pays développés, avec 70 % d’actions américaines, 15 % d’Europe, et le reste en Japon, Canada, Australie…
- ISIN : LU1681043599
- Frais annuels : 0,38 %
- Éligible PEA : Oui (via réplication synthétique)
- Prix de la part : ~500 € (février 2026)
- Rendement historique : +10,2 % par an en moyenne sur 10 ans (source : MSCI)
Alternative moins chère : le Lyxor PEA Monde (EWLD) à 0,45 % de frais, avec un prix de part plus accessible (~25 €).
Le choix n°2 : L’ETF S&P 500 pour miser sur les États-Unis
Si vous croyez à la domination économique américaine, l’Amundi PEA S&P 500 ESG (PSP5) offre une exposition aux 500 plus grandes entreprises américaines avec un filtre ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance).
- ISIN : FR0013412285
- Frais annuels : 0,25 %
- Éligible PEA : Oui
- Rendement historique : +12,8 % par an sur 10 ans pour le S&P 500 (source : S&P Dow Jones)
Le S&P 500 a historiquement surperformé le MSCI World grâce à la domination des géants technologiques américains. Mais cette concentration est aussi un risque : si les États-Unis ralentissent, votre portefeuille en souffrira davantage.
Le choix n°3 : Ajouter les marchés émergents
Pour compléter votre allocation, un ETF marchés émergents vous expose à la Chine, l’Inde, le Brésil, Taiwan et les autres économies en croissance rapide. L’Amundi MSCI Emerging Markets (AEEM) est la référence.
- ISIN : LU1681045370
- Frais annuels : 0,20 %
- Éligible PEA : Oui
- Part des émergents recommandée : 10 à 20 % du portefeuille
Tableau récapitulatif des meilleurs ETF 2026
| ETF | Code | Frais | Éligible PEA | Usage |
|---|---|---|---|---|
| Amundi MSCI World | CW8 | 0,38 % | ✅ | Cœur de portefeuille |
| Lyxor PEA Monde | EWLD | 0,45 % | ✅ | Alternative accessible |
| Amundi PEA S&P 500 | PSP5 | 0,25 % | ✅ | Surexposition USA |
| Amundi MSCI EM | AEEM | 0,20 % | ✅ | Marchés émergents |
| Amundi PEA Nasdaq | PANX | 0,23 % | ✅ | Tech américaine |
Quelle allocation choisir ?
Pour un débutant, l’approche la plus simple est le 100 % ETF Monde. Vous ne vous posez aucune question et vous captez la croissance économique mondiale.
Pour un profil plus sophistiqué, une allocation classique serait :
- 80 % ETF MSCI World
- 10 % ETF Marchés Émergents
- 10 % ETF Obligataire (hors PEA)
Cette répartition vous expose aux 3 000 plus grandes entreprises mondiales avec une touche de diversification obligataire pour réduire la volatilité.
—
La méthode DCA : investir régulièrement sans stress
Vous avez choisi votre ETF. Maintenant, faut-il investir tout d’un coup ou progressivement ? C’est la question que se posent tous les débutants, et la réponse s’appelle le DCA (Dollar Cost Averaging), ou lissage du prix d’entrée en français.
Le principe du DCA investissement est simple : au lieu d’investir 6 000 € en une fois, vous investissez 500 € chaque mois pendant 12 mois. Cette méthode présente plusieurs avantages psychologiques et financiers.
D’abord, le DCA neutralise l’angoisse du timing. Vous n’avez pas à vous demander si le marché est « trop haut » ou si c’est le bon moment. Vous achetez mécaniquement, qu’il pleuve ou qu’il fasse beau sur les marchés. Certains mois vous achèterez cher, d’autres mois vous achèterez une bonne affaire. Sur le long terme, votre prix moyen d’achat sera raisonnable.
Ensuite, le DCA transforme la volatilité en alliée. Quand les marchés baissent, vos 500 € mensuels achètent plus de parts d’ETF. Quand ils remontent, vous profitez de la hausse sur un nombre de parts plus élevé. Cette mécanique améliore votre rendement global par rapport à un investisseur qui aurait tout investi au plus haut.
Comment mettre en place un DCA efficace ? La plupart des courtiers proposent des plans d’investissement programmé. Sur Trade Republic, par exemple, vous pouvez automatiser un achat de 100 € d’ETF le 15 de chaque mois, sans frais de courtage. Sur Boursorama ou Bourse Direct, vous devrez passer l’ordre manuellement, mais les frais restent faibles.
Le montant minimum recommandé dépend de votre courtier et de vos objectifs. Avec 100 € par mois, vous pouvez déjà construire un portefeuille significatif. Sur 10 ans, 100 €/mois représentent 12 000 € investis, qui pourraient valoir 19 000 à 22 000 € avec un rendement moyen de 7 à 9 % par an (intérêts composés).
La discipline est la clé du succès. Configurez un virement automatique vers votre PEA le jour de votre paie, avant même de le « voir » sur votre compte courant. C’est le principe du « payez-vous en premier » popularisé par les experts en finances personnelles.
—
Combien rapporte un investissement en ETF : les rendements réels
Parlons chiffres concrets. Combien pouvez-vous espérer gagner en investissant dans les ETF ? Les données historiques nous donnent une idée fiable, mais rappelons que les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Découvrez aussi gagner de l’argent sans effort.
Sur les 50 dernières années, l’indice MSCI World a généré un rendement annualisé d’environ 9,7 % brut (source : MSCI). En euros, après prise en compte du change, le rendement pour un investisseur français tourne autour de 8 à 10 % par an selon les périodes.
Le S&P 500 américain affiche des performances encore meilleures : 11,9 % par an en moyenne sur les 30 dernières années, dividendes réinvestis (source : S&P Dow Jones Indices).
Attention toutefois : ces moyennes masquent une réalité plus volatile. En 2022, le MSCI World a perdu 13 %. En 2020, il a chuté de 34 % en mars avant de rebondir pour finir l’année à +6 %. Et en 2008, la baisse a atteint -40 %. Investir en ETF, c’est accepter ces montagnes russes temporaires en échange de gains sur le long terme.
Simulation : combien rapportent 200 €/mois investis en ETF ?
Prenons un cas pratique avec un rendement hypothétique de 8 % par an (dans la fourchette historique) :
| Durée | Capital investi | Valeur estimée | Plus-value |
|---|---|---|---|
| 5 ans | 12 000 € | 14 700 € | +2 700 € |
| 10 ans | 24 000 € | 36 600 € | +12 600 € |
| 20 ans | 48 000 € | 118 000 € | +70 000 € |
| 30 ans | 72 000 € | 298 000 € | +226 000 € |
La magie des intérêts composés est stupéfiante sur 30 ans : vous investissez 72 000 €, et vous repartez avec près de 300 000 €. C’est pourquoi commencer tôt est crucial, même avec de petites sommes.
Bien sûr, ces projections supposent un rendement constant, ce qui n’arrivera jamais en réalité. Certaines années seront meilleures (+20 %), d’autres catastrophiques (-30 %). Mais sur une période suffisamment longue (15-20 ans minimum), les marchés actions ont toujours fini par monter.
Si vous cherchez d’autres méthodes pour faire fructifier votre argent, consultez notre guide pour investir avec un petit budget ou découvrez comment diversifier vos revenus en ligne.
—
Les erreurs à éviter quand on débute en ETF
L’investissement en ETF paraît simple, mais de nombreux débutants commettent des erreurs qui sabotent leurs performances. Voici les pièges les plus courants et comment les éviter.
Erreur n°1 : Vendre en panique lors des baisses
C’est l’erreur la plus destructrice. En mars 2020, les marchés ont chuté de 34 % en quelques semaines. Beaucoup d’investisseurs ont vendu au plus bas, terrorisés. Résultat : ils ont cristallisé leurs pertes et raté le rebond spectaculaire qui a suivi (+75 % sur le S&P 500 en 12 mois).
Quand les marchés baissent, rappelez-vous pourquoi vous investissez : pour le long terme. Une baisse temporaire n’est qu’une opportunité d’acheter moins cher si vous continuez votre DCA. Historiquement, après chaque krach, les marchés ont toujours retrouvé leurs plus hauts — parfois en quelques mois, parfois en quelques années.
Erreur n°2 : Multiplier les ETF sans stratégie
Certains débutants accumulent 15 ETF différents en pensant mieux diversifier. En réalité, ils créent de la confusion, multiplient les frais de courtage, et se retrouvent avec des doublons (un ETF Monde contient déjà les entreprises d’un ETF USA, Europe, etc.).
Un portefeuille de 1 à 3 ETF bien choisis suffit pour 90 % des investisseurs. La simplicité est votre alliée.
Erreur n°3 : Choisir des ETF exotiques ou à effet de levier
Les ETF à effet de levier (x2, x3) ou les ETF sectoriels ultra-spécifiques (cannabis, métaverse, NFT…) sont des produits spéculatifs, pas des investissements long terme. L’effet de levier amplifie les pertes autant que les gains, et les frais internes grignotent la performance sur la durée. Découvrez aussi investissements qui rapportent chaque mois.
Restez sur des indices larges et établis : MSCI World, S&P 500, Stoxx 600 Europe.
Erreur n°4 : Ignorer les frais de courtage
Un ordre de 50 € avec 5 € de frais, c’est 10 % de votre investissement parti en fumée. Avant de choisir un courtier, comparez les tarifs pour les ETF que vous ciblez. Privilégiez les courtiers proposant des ordres gratuits sur certains ETF (Trade Republic) ou des frais très bas (Bourse Direct à 0,99 € par ordre).
Erreur n°5 : Attendre le « bon moment » pour investir
Le market timing est un mythe. Personne ne sait prédire si les marchés vont monter ou baisser le mois prochain. Des études montrent que rater les 10 meilleurs jours de bourse sur 20 ans divise votre rendement par deux. Découvrez aussi sites de sondages fiables.
La meilleure solution : investir régulièrement (DCA) sans chercher à timer le marché. Le temps passé dans le marché bat le timing du marché.
—
Par où commencer maintenant : votre plan en 5 étapes
Vous avez lu ce guide, vous êtes convaincu. Voici les actions concrètes pour passer de la théorie à la pratique cette semaine.
Étape 1 — Ouvrez votre PEA (jour 1)
Rendez-vous sur le site de Bourse Direct, Boursorama ou Fortuneo. Remplissez le formulaire d’ouverture de PEA. Prévoyez votre pièce d’identité et un justificatif de domicile. Le processus prend 10 minutes, et le compte sera actif sous 2 à 5 jours.
Même si vous n’avez que 50 € à investir, ouvrez le PEA maintenant. Le compteur fiscal de 5 ans démarre dès l’ouverture.
Étape 2 — Transférez votre capital (jour 3-5)
Une fois le compte ouvert, effectuez un virement depuis votre banque. Commencez par le montant que vous pouvez vous permettre de bloquer 5 ans minimum. Si c’est 100 €, c’est 100 €. Si c’est 5 000 €, c’est 5 000 €. Découvrez aussi gagner de l’argent depuis chez soi.
Étape 3 — Achetez votre premier ETF (jour 5-7)
Recherchez l’ETF que vous avez choisi via son code ISIN. Pour l’Amundi MSCI World (CW8), tapez « LU1681043599 » dans la barre de recherche. Passez un ordre d’achat au marché ou à cours limité (légèrement au-dessus du cours actuel pour être exécuté rapidement).
Félicitations : vous êtes maintenant propriétaire d’une partie de l’économie mondiale.
Étape 4 — Configurez votre investissement automatique
Programmez un virement mensuel récurrent vers votre PEA. Idéalement, le lendemain de votre paie pour ne pas être tenté de dépenser l’argent. Définissez un montant fixe (100 €, 200 €, 500 €…) que vous vous engagez à investir chaque mois, quoi qu’il arrive.
Étape 5 — Oubliez votre portefeuille (sérieusement)
Le meilleur investisseur est celui qui oublie qu’il a investi. Ne regardez pas votre portefeuille tous les jours — c’est le meilleur moyen de stresser inutilement. Un check trimestriel ou semestriel suffit largement.
Laissez les intérêts composés faire leur travail pendant 10, 20, 30 ans. C’est la patience, pas l’agitation, qui crée la richesse.
—
FAQ : vos questions sur l’investissement en ETF
Quel montant minimum pour investir dans les ETF ?
Techniquement, vous pouvez commencer avec le prix d’une seule part d’ETF (environ 25 € pour le Lyxor PEA Monde, 500 € pour l’Amundi MSCI World). Certains courtiers comme Trade Republic proposent des fractions d’ETF dès 1 €. Le montant idéal dépend de votre situation : l’important est la régularité, pas la somme de départ.
Les ETF sont-ils risqués ?
Tout investissement en actions comporte un risque de perte en capital. Les ETF peuvent perdre 20, 30, voire 50 % de leur valeur lors des crises. Cependant, sur le long terme (15 ans et plus), les marchés actions ont historiquement toujours progressé. Le risque principal est comportemental : vendre en panique lors des baisses.
Quelle différence entre ETF capitalisant et distribuant ?
Un ETF capitalisant réinvestit automatiquement les dividendes dans le fonds (votre part prend de la valeur). Un ETF distribuant vous verse les dividendes en cash sur votre compte. En PEA, privilégiez les ETF capitalisants pour bénéficier pleinement des intérêts composés sans frottement fiscal.
Faut-il investir dans un seul ETF ou plusieurs ?
Un seul ETF Monde (MSCI World ou équivalent) offre déjà une diversification sur 1 500 entreprises et 23 pays. C’est suffisant pour 90 % des investisseurs. Ajouter 2-3 ETF complémentaires (émergents, small caps) peut affiner l’allocation, mais n’est pas indispensable.
Peut-on perdre plus que son investissement avec un ETF ?
Non, contrairement aux produits dérivés à effet de levier, vous ne pouvez pas perdre plus que le capital investi dans un ETF classique. Dans le pire des cas (toutes les entreprises de l’indice font faillite, scénario apocalyptique), vous perdez 100 % — mais c’est théorique et n’est jamais arrivé sur un indice diversifié.
—
Cet article contient des informations à caractère général et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir comporte un risque de perte en capital.


